48 heures après les affrontements entre soldats mutins et ceux restés fidèles au régime du général Adbourahamane Tiani, le voile se lève peu à peu sur les raisons qui ont poussé une partie de l’armée à se soulever. Et sur la réaction du régime militaire, qui ne doit son salut qu’à l’appui des 200 russes de l’Africa Corps.

© Xinhua/ABACA
Simple mutinerie ou véritable tentative de putsch ? Deux jours après la rébellion d’une partie de l’armée nigérienne, sous la conduite de jeunes officiers issus des forces spéciales, de nombreuses zones d’ombre persistent à Niamey et dans tout le Niger.
Mais les faits, révélés au compte-goutte depuis deux jours, semblent orienter vers un coup d’État manqué. Les combats ont débuté dans la nuit du 28 au 29 août, avec l’attaque de la base militaire 101, située au cœur de l’aéroport de Niamey, et du palais présidentiel où réside le chef d’État – lui-même parvenu au pouvoir grâce à un putsch mené en juillet 2023 contre le président Mohamed Bazoum, toujours en prison depuis lors.
La junte tente de minimiser la mutinerie
Durant près de 24 heures, la situation est demeurée très incertaine, de nombreux soldats...
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