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Massacre d'Hébron (1834)

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Massacre d'Hébron
Image illustrative de l’article Massacre d'Hébron (1834)
Vue de Hébron en 1839 par David Roberts.

Date 24 juillet 1834
Lieu Hébron
Morts environ 500
Auteurs Armée égyptienne
Ordonné par Ibrahim Pacha
Motif révolte
Guerre Révolte de Palestine

Le massacre d'Hébron de 1834 est un massacre commis contre les habitants arabes et juifs d'Hébron le lors de la prise de la ville par des soldats égyptiens sous les ordres d'Ibrahim Pacha, lors de la révolte de Palestine. Cinq cents Arabes furent tués en représailles de leur révolte contre leur enrôlement forcé dans son armée.

Les Juifs de cette ville, bien que n'ayant pas participé à la révolte, subirent des exactions, 12 d'entre eux furent assassinés[1],[2].

Lors de la Première guerre égypto-ottomane, l'Égypte fait la conquête de la Palestine et de la Syrie en 1831-1833. Les conditions de l'occupation mènent à la révolte des paysans palestiniens au printemps 1834, écrasés par l'armée égyptienne pendant l'été.

Après l'écrasement du cœur de la révolte dans la région de Naplouse, le chef des révoltés, Qasim al-Ahmad (en), se réfugie à Hébron où il reçoit le soutien des cheikhs de la ville pour continuer le combat[3].

Déroulement

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Les rebelles affrontent l'armée égyptienne dans un court combat au nord d'Hébron avant de se replier dans la ville. L'armée égyptienne les poursuit, donne l'assaut et entre dans la ville. Des combats de rue ont lieu entre les Égyptiens et les rebelles, paysans et citadins mêlés. Malgré leur résistance acharnée, les Égyptiens les battent grâce à leur artillerie. Les Égyptiens ont environ 260 morts[3].

Durant et après la prise de la ville, 500 civils et rebelles musulmans furent tués et 750 furent enrôlés de force par les soldats égyptiens. Pendant trois heures, les troupes commirent des atrocités contre la population de la ville. Alors que de nombreux musulmans réussirent à s'échapper, les Juifs qui n'étaient pas soumis à la politique de conscription de l’armée d'Ibrahim Pacha, restèrent estimant qu'ils ne seraient pas lésés par les Égyptiens, les Juifs de Jérusalem ayant reçu l'assurance de Pacha que les Juifs d'Hébron seraient protégés. Les Juifs de la ville bien que n'ayant pas participé à cette révolte subirent la colère des troupes qui pillèrent le quartier juif avec « une cruauté terrifiante ». Ils égorgèrent les Juifs européens et violèrent publiquement leurs épouses, leurs synagogues furent profanées. Ces exactions firent 12 morts dont cinq fillettes assassinées après avoir été violées. L'ensemble de la communauté se trouva démunie. Vingt quatre ans plus tard, en 1858, cette communauté se rétablit complètement[4],[5],[6],[7],[8].

Articles connexes

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Références

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  1. ↑ (he) Oded Avsar (1970). Sefer Hebron. Keter. p. 56. "בשנת 1835, כשנה לאחר אותו פוגרום"
  2. ↑ (en) Moshe Maʻoz (1975). Studies on Palestine during the Ottoman period. Magnes Press. p. 147.
  3. 1 2 Khaled M. Safi, Of Times and Spaces in Palestine: The Flows and Resistances of Identity, Beirut, Presses de l'Ifpo, (ISBN 9782351592656), « Territorial Awareness in the 1834 Palestinian Revolt »
  4. ↑ (en) Pinchas Hacohen Peli; Avigdor Shinʼan (1973). "The shifts in the status of Jews in Syria and Palestine in the 19th-century". Proceedings of the Fifth World Congress of Jewish Studies, the Hebrew University, Mount Scopus-Givat Ram, Jerusalem, 3-11 August, 1969. World Union of Jewish Studies. p. 74.
  5. ↑ (en) Andrew G. Bostom (2008). The legacy of Islamic antisemitism: from sacred texts to solemn history. Prometheus Books. p. 88.
  6. ↑ (en) Joseph Schwarz (1850). A descriptive geography and brief historical sketch of Palestine. A. Hart. p. 398.
  7. ↑ (en) J. D. Paxton (1839). Letters from Palestine. p. 142.
  8. ↑ (en) Louis Finkelstein (1960). The Jews: their history, culture, and religion. Harper. p. 674.